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Comment savoir où va l'argent de son entreprise ?

Votre entreprise encaisse de l'argent tous les jours. Mais si je vous demandais aujourd'hui : « où sont passés les 500 000 derniers francs de votre commerce ? », pourriez-vous me répondre précisément ? Pas approximativement. Pas « j'ai acheté quelques marchandises, payé certaines choses, pris un peu d'argent. » Précisément : 500 000 FCFA sont entrés, où sont-ils allés ?

La réponse en une phrase

Votre argent ne disparaît pas, il passe par des endroits différents. Le premier travail n'est pas de dépenser moins, c'est de rendre chaque sortie visible et de lui donner une destination claire. Ce que vous ne mesurez pas correctement devient extrêmement difficile à contrôler.

Guide complet · 17 minutes · Exemples en FCFA

Si vous ne pouvez pas répondre à cette question, vous avez un problème de visibilité financière. Et ce problème est plus sérieux qu'il n'en a l'air, parce qu'une entreprise peut continuer à vendre tout en perdant progressivement le contrôle de son argent. Le premier problème n'est souvent pas que l'argent est mal dépensé. Le premier problème est beaucoup plus simple : vous ne savez pas exactement où il va.

1. « Je ne sais pas où va mon argent » : ce que cette phrase signifie

Lorsqu'un entrepreneur dit « je ne sais pas où part mon argent », il ne veut pas forcément dire « je dépense énormément. » Il peut vouloir dire : je ne sais pas combien je dépense en marchandises, combien je dépense personnellement, combien me coûtent les transports, combien mes clients me doivent, combien j'ai réellement en caisse, si mes employés prennent de l'argent, combien je dépense chaque semaine, combien mon stock me coûte, pourquoi mon solde diminue, si mon commerce est réellement rentable.

En réalité, il manque une chose : une carte de circulation de son argent. Et sans cette carte, l'entrepreneur navigue essentiellement à vue.

2. Votre argent ne disparaît pas : il passe par des endroits différents

Imaginez que votre entreprise encaisse 1 000 000 FCFA. Ces 1 000 000 FCFA peuvent ensuite être répartis entre plusieurs destinations.

Achat de marchandises300 000 FCFA
Paiement fournisseur150 000 FCFA
Salaire100 000 FCFA
Transport80 000 FCFA
Électricité, communication50 000 FCFA
Dépenses diverses70 000 FCFA
Retrait personnel100 000 FCFA
Encore présents sous forme de liquidités150 000 FCFA

L'argent n'a donc pas disparu. Il a changé de destination. Le problème commence lorsque vous êtes incapable de reconstituer cette histoire.

3. La première règle : chaque mouvement doit avoir une destination

Imaginez votre caisse comme un réservoir. L'argent entre. L'argent sort. Si vous ne notez pas les sorties, vous pouvez constater une baisse du niveau sans savoir pourquoi. C'est exactement ce qui arrive à de nombreux petits commerces : ils connaissent leurs ventes, mais ils ne connaissent pas suffisamment bien leurs sorties.

Or, pour comprendre votre trésorerie, il faut regarder les deux côtés : les entrées et les sorties. L'un sans l'autre ne raconte que la moitié de l'histoire.

4. Commencez par une chose très simple : le journal de caisse

Prenez une journée. Supposons que vous commenciez avec 200 000 FCFA. Dans la journée, trois ventes : +50 000, +80 000, +30 000. Vous avez encaissé 160 000 FCFA. Votre caisse devrait donc être à 200 000 + 160 000 = 360 000 FCFA.

Mais vous avez ensuite payé le transport (−10 000), acheté des emballages (−5 000), retiré personnellement (−20 000). Votre caisse réelle devrait être 360 000 − 10 000 − 5 000 − 20 000 = 325 000 FCFA. Si vous ouvrez votre caisse et trouvez 275 000 FCFA, il manque 50 000 FCFA. Voilà le moment où un véritable contrôle commence.

5. Le rapprochement de caisse : votre premier détecteur de fuite

La formule. Solde théorique = solde initial + entrées − sorties. Puis écart = solde théorique − solde réellement constaté.

Dans notre exemple, 325 000 − 275 000 = 50 000 FCFA d'écart. Cela ne signifie pas automatiquement qu'il y a eu vol. L'écart peut venir d'une dépense oubliée, d'une erreur de saisie, d'un mauvais rendu de monnaie, d'une vente non enregistrée, d'une sortie d'argent non documentée, d'une erreur de comptage, ou effectivement d'un détournement.

Mais vous venez de transformer « je sens qu'il manque de l'argent » en « il y a précisément 50 000 FCFA d'écart à expliquer. » C'est déjà une énorme différence : on ne cherche plus une impression, on cherche un chiffre.

6. Pourquoi les petites dépenses sont si difficiles à détecter

Une grosse dépense laisse une trace mentale. Si vous payez 500 000 FCFA, vous vous en souvenez. Mais si vous faites 3 000, 5 000, 2 000, 7 000, 4 000, 8 000 FCFA, vous pouvez facilement oublier plusieurs de ces sorties.

Prenons seulement 5 000 FCFA par jour. Sur un mois, 150 000 FCFA. Sur un an, 1 800 000 FCFA. Et cela sans qu'une seule dépense ne paraisse particulièrement importante. C'est pourquoi la question « quelle est ma plus grosse dépense ? » n'est pas suffisante. Vous devez aussi demander : « quelles dépenses reviennent suffisamment souvent pour devenir importantes ? »

7. Classez vos dépenses au lieu de les mélanger

Si votre journal contient simplement « dépense : 20 000 FCFA », vous aurez du mal à analyser votre activité. 20 000 FCFA pour quoi ? La solution consiste à attribuer une catégorie à chaque sortie : stock, personnel, fonctionnement (loyer, électricité, internet, téléphone), transport, fournisseurs, fiscalité, prélèvements personnels, investissement, autres.

Vous pourrez alors passer de « j'ai dépensé 700 000 FCFA » à « j'ai dépensé 700 000 FCFA, dont 350 000 en stock, 150 000 en fournisseurs, 80 000 en transport, 70 000 en fonctionnement et 50 000 en retraits personnels. » Et là, vous commencez réellement à comprendre votre entreprise.

8. Faites votre première carte des sorties

Prenons un commerce qui a dépensé 2 000 000 FCFA pendant un mois. Voici ce qu'il découvre en découpant :

CatégorieMontant
Marchandises900 000 FCFA
Fournisseurs350 000 FCFA
Salaires250 000 FCFA
Transport180 000 FCFA
Loyer et charges150 000 FCFA
Retraits personnels120 000 FCFA
Divers50 000 FCFA
Total2 000 000 FCFA

Avant cette analyse, l'entrepreneur pouvait simplement penser « j'ai beaucoup dépensé ce mois-ci. » Après l'analyse, il peut dire « 62,5 % de mes sorties concernent mes marchandises et fournisseurs. » Il sait désormais où regarder.

9. Une sortie d'argent n'est pas toujours une perte

C'est une distinction importante. Vous dépensez 500 000 FCFA pour acheter des marchandises. L'argent sort. Mais votre entreprise reçoit en échange 500 000 FCFA de stock. Ce n'est donc pas la même chose qu'une dépense de 500 000 FCFA consommée immédiatement.

Votre analyse doit donc distinguer trois types de sorties : l'argent consommé (il quitte définitivement l'activité), l'argent transformé (il devient un actif ou une ressource de l'entreprise), et l'argent avancé (il doit éventuellement revenir, par exemple une créance client). Cette distinction évite de tirer de mauvaises conclusions.

10. C'est ici que le stock devient important

Supposons que votre entreprise ait acheté 2 000 000 FCFA de marchandises. Vous constatez : « j'ai dépensé 2 millions. » Mais où sont les 2 millions ? Ils sont peut-être encore dans votre magasin.

Vous avez donc besoin de regarder deux choses simultanément : le flux d'argent et le stock physique. Si votre caisse diminue de 2 millions mais que votre stock augmente de 2 millions, votre argent n'a pas nécessairement été perdu : il a été converti. Mais si votre caisse diminue de 2 millions et que votre stock n'augmente que de 1,4 million, vous devez comprendre l'écart. C'est précisément pourquoi le rapprochement entre achats, stock et paiements est si important.

11. Faites l'expérience des « 100 000 FCFA »

Prenez vos derniers 100 000 FCFA encaissés et essayez de raconter leur histoire. Par exemple : 30 000 FCFA de marchandises, 20 000 FCFA fournisseur, 10 000 FCFA transport, 10 000 FCFA fonctionnement, 5 000 FCFA retrait personnel, 25 000 FCFA restant.

Si vous êtes incapable de reconstruire cette histoire pour 100 000 FCFA, imaginez la difficulté pour 5 millions. Cet exercice permet de comprendre immédiatement votre niveau de visibilité.

12. Séparez les trois grandes sources d'argent

Une entreprise peut avoir de l'argent dans la caisse (argent physique), à la banque (compte professionnel) et sur le Mobile Money (portefeuille professionnel). Ne les mélangez pas.

Caisse150 000 FCFA
Banque500 000 FCFA
Mobile Money professionnel100 000 FCFA
Trésorerie disponible totale750 000 FCFA

Si vous ne regardez que la caisse, vous pourriez croire n'avoir que 150 000 FCFA. À l'inverse, si vous mélangez argent personnel et professionnel sur le même compte, vous risquez de croire que votre entreprise possède davantage de liquidités qu'elle n'en possède réellement.

13. Le piège des transferts entre vos propres comptes

Attention à ne pas compter deux fois le même argent. Vous transférez 100 000 FCFA de votre banque vers votre Mobile Money. La banque diminue de 100 000, le Mobile Money augmente de 100 000. Votre argent total n'a pas augmenté : il a simplement changé de place.

C'est pourquoi une bonne gestion ne regarde pas uniquement chaque compte séparément. Elle regarde la position globale de l'entreprise. Un mouvement interne n'est pas une entrée d'argent nouvelle.

14. Le mélange entre argent personnel et argent professionnel

Vous avez 500 000 FCFA sur un compte. Mais 350 000 appartiennent réellement au fonctionnement du commerce, 100 000 sont destinés à une dépense personnelle, 50 000 correspondent à autre chose. Si vous considérez les 500 000 comme disponibles pour le business, vous allez prendre une mauvaise décision.

La séparation n'est donc pas une formalité. Elle sert à répondre à une question précise : « combien mon entreprise peut-elle réellement utiliser ? »

15. Faites le test des 30 jours

Prenez les 30 derniers jours. Pour chaque mouvement, notez date, type, catégorie, montant, moyen et motif.

DateTypeCatégorieMontantMoyenMotif
01/09EntréeVente+50 000CaisseVente
01/09SortieStock−30 000BanqueMarchandises
02/09SortieTransport−5 000CaisseLivraison
02/09EntréeVente+80 000Mobile MoneyVente
03/09SortiePersonnel−20 000CaisseRetrait

À la fin, vous pouvez filtrer : combien ai-je dépensé en stock, en transport, en retraits personnels, en fonctionnement, en fournisseurs ? Vous passez alors d'une vision floue à une vision structurée.

16. Ne regardez plus seulement les montants, regardez les fréquences

Supposons : transport 15 sorties, divers 27 sorties, stock 4 sorties, retraits personnels 18 sorties. Vous découvrez quelque chose : une catégorie peut avoir un montant total raisonnable mais être extrêmement fréquente.

Cette fréquence peut révéler un mauvais processus, des achats mal planifiés, des déplacements inutiles, des retraits excessifs, une mauvaise organisation. Le nombre de transactions est donc lui-même une information, au même titre que le montant.

17. Cherchez les dépenses « invisibles »

Certaines dépenses ne sont pas toujours enregistrées comme des dépenses. Par exemple : une marchandise donnée gratuitement (c'est une sortie de stock), un produit cassé ou périmé (c'est une perte), une remise accordée au client (c'est une réduction de revenu ou de marge), de l'argent retiré par le propriétaire (c'est une sortie de trésorerie), une avance à un employé (une sortie à suivre), un crédit accordé au client (ce n'est pas du cash encaissé).

Ces événements doivent être visibles. Sinon, votre entreprise peut donner l'impression que « les chiffres ne correspondent jamais. »

18. Suivez quatre choses séparément

Pour chaque période, essayez de connaître quatre chiffres distincts :

Ces quatre chiffres peuvent être très différents, et c'est normal. Le problème commence lorsque vous ne savez pas pourquoi ils sont différents.

19. Une entreprise peut vendre 3 millions et encaisser moins

Imaginez 3 000 000 FCFA de ventes, mais 500 000 FCFA de ventes à crédit. Votre encaissement immédiat est de 2 500 000 FCFA. Si vous comparez directement les 3 millions de ventes avec les sorties de trésorerie, votre analyse sera faussée. Vous devez donc toujours demander : « est-ce que cette vente a réellement produit un encaissement ? »

20. Une entreprise peut encaisser 3 millions sans avoir gagné 3 millions

Même problème dans l'autre sens. Vous encaissez 3 000 000 FCFA. Mais vous avez vendu des marchandises qui vous ont coûté 2 100 000 FCFA. Il reste 900 000 FCFA avant les autres charges. Vous ne pouvez donc pas considérer les 3 millions comme de l'argent libre.

21. Identifiez vos cinq plus grosses destinations d'argent

À la fin de votre analyse, classez vos sorties.

1. Stock3 500 000 FCFA
2. Fournisseurs1 200 000 FCFA
3. Salaires600 000 FCFA
4. Transport400 000 FCFA
5. Retraits personnels350 000 FCFA

Vous avez immédiatement une carte. Mais ne vous arrêtez pas au classement. Posez la question suivante : « est-ce que chacune de ces sorties produit suffisamment de valeur pour justifier l'argent qu'elle consomme ? » C'est là qu'on passe du suivi à la gestion.

22. Exemple : votre transport vous coûte 400 000 FCFA

400 000 FCFA peuvent sembler beaucoup. Mais peut-être que ces transports permettent de générer 5 millions de FCFA de ventes. Dans ce cas, la dépense doit être analysée en fonction de la valeur créée. À l'inverse, si 400 000 FCFA de transport ne sont associés qu'à une faible activité commerciale, il faut chercher pourquoi. Le but n'est donc pas de réduire toutes les dépenses, c'est de les comprendre.

23. Dépense nécessaire, dépense utile, dépense évitable

Pour chaque catégorie, posez trois questions. Est-elle nécessaire ? Sans cette dépense, l'activité ne peut-elle pas fonctionner ? Est-elle utile ? Améliore-t-elle réellement les ventes, la qualité ou l'efficacité ? Est-elle évitable ? Pourrait-elle être réduite, supprimée ou mieux planifiée ?

Cette classification est beaucoup plus intelligente que le simple « il faut réduire les dépenses. » Elle vous dit non pas de couper au hasard, mais où couper sans casser l'activité.

24. Le contrôle commence par cinq questions simples

Chaque fois que de l'argent sort : pourquoi ? Puis : pour quoi ? Puis : combien ? Puis : quand ? Et enfin : est-ce que cette sortie était prévue ? Ces cinq questions permettent déjà de transformer considérablement votre niveau de contrôle, sans aucun outil compliqué.

25. Le problème du suivi classique

Vous pouvez parfaitement avoir un excellent historique. Vous savez combien vous avez dépensé, où, combien vous avez vendu, combien vous avez encaissé. Mais une question reste : « que va-t-il se passer maintenant ? »

C'est ici que beaucoup de systèmes de suivi s'arrêtent. Ils vous racontent le passé. Mais votre prochaine décision concerne le futur.

26. Ajoutez donc une deuxième colonne à votre cerveau : le futur

Supposons que votre historique vous dise que vous avez 800 000 FCFA aujourd'hui. Très bien. Mais demain : fournisseur −200 000, salaire −150 000, loyer −100 000. Dans trois jours : encaissement client +300 000. Dans cinq jours : achat de stock −250 000.

Votre historique ne vous donnera pas automatiquement la réponse. Vous avez besoin d'une projection.

27. Faites votre première projection

La formule. Trésorerie future = trésorerie actuelle + entrées prévues − sorties prévues.

Exemple : 800 000 + 300 000 − 700 000 = 400 000 FCFA. Mais encore une fois, ne regardez pas uniquement le résultat final. Regardez jour par jour : votre solde peut descendre à 150 000 avant de remonter. C'est ce point bas qui doit attirer votre attention.

28. Vous voulez acheter 300 000 FCFA de marchandises

Vous avez 800 000 FCFA, vous pourriez dire « j'ai assez. » Mais votre projection indique 400 000 FCFA après vos mouvements futurs. Si vous ajoutez l'achat : 400 000 − 300 000 = 100 000 FCFA. Votre achat est peut-être possible, mais il vous laisse avec une marge de sécurité beaucoup plus faible. Vous avez donc maintenant une information supplémentaire pour décider.

29. Suivre son argent ou piloter son argent

Suivre, c'est répondre à « où est passé mon argent ? » Piloter, c'est répondre à « où va mon argent, et où sera-t-il après mes prochaines décisions ? » Le premier vous aide à comprendre, le second à agir. Et une entreprise a besoin des deux.

30. Le système simple que nous recommandons

Pour commencer, construisez quatre blocs.

Puis posez : « si je réalise tous les mouvements engagés et envisagés, combien me restera-t-il ? » C'est une question extrêmement puissante.

31. Le diagnostic rapide de votre entreprise

Vous pouvez maintenant vous évaluer sur six niveaux. Niveau 1 : vous connaissez votre solde. Niveau 2 : vous connaissez vos entrées et sorties. Niveau 3 : vous connaissez vos catégories de dépenses. Niveau 4 : vous connaissez votre stock, vos créances, vos dettes. Niveau 5 : vous projetez votre trésorerie. Niveau 6 : vous simulez vos décisions avant de les prendre. C'est au niveau 6 que commence le véritable pilotage.

32. Voyez votre entreprise comme un système

Imaginez qu'avant chaque décision importante, vous puissiez poser : « quel sera l'impact de cette décision sur ma trésorerie ? » Vous achetez : + stock, − liquidité. Vous vendez : + revenu. Vous encaissez : + liquidité. Vous accordez un crédit : + créance, − liquidité immédiate. Vous payez un fournisseur : − liquidité. Vous retirez de l'argent : − liquidité.

Vous devez commencer à voir votre entreprise comme un système dans lequel chaque décision déplace de l'argent d'un endroit à un autre.

33. Le véritable objectif : chaque franc doit avoir une histoire

Lorsque 100 000 FCFA entrent, vous devez pouvoir dire d'où ils viennent. Lorsqu'ils sortent, pourquoi ils sortent. Lorsqu'ils deviennent du stock, où se trouve ce stock. Lorsqu'ils sont chez un client, quand ils doivent revenir. Lorsqu'ils sont engagés dans une dépense, quand ils seront réellement payés. Et lorsque vous envisagez une nouvelle dépense, quel sera son impact sur votre trésorerie.

Voilà ce que signifie réellement avoir le contrôle de son argent. Et cela ne demande pas d'être expert-comptable : cela demande de la constance.

34. Ne cherchez pas seulement « qui a pris mon argent »

Cherchez d'abord : « quel processus permet à cet argent de sortir sans que je puisse facilement l'expliquer ? » Cette manière de penser est beaucoup plus importante, parce qu'un problème de contrôle ne vient pas toujours d'une personne. Il peut venir du système.

Si plusieurs personnes utilisent la caisse sans enregistrement, le système crée une zone aveugle. Si les ventes sont enregistrées mais pas les sorties, le système crée une zone aveugle. Si les comptes personnels et professionnels sont mélangés, le système crée une zone aveugle. Si le stock n'est pas rapproché avec les achats et les ventes, le système crée une zone aveugle. Votre objectif doit donc être de réduire les zones aveugles.

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  1. Une sortie, une saisie. Dans Caisse, chaque dépense a une catégorie : vous filtrez ensuite par stock, transport, retraits.
  2. Rapprochez la caisse. Kora calcule le solde théorique ; vous comparez au comptage réel et repérez l'écart tout de suite.
  3. Séparez vos comptes. Caisse, banque et Mobile Money sont suivis à part, sans double compte pour les transferts.
  4. Voyez la trajectoire. Le Tableau de bord montre ce qui est entré, ce qui est sorti, et ce qui reste réellement.
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Conclusion : votre argent ne doit plus être une énigme

Si vous arrivez à la fin du mois en vous demandant où est passé votre argent, ne commencez pas nécessairement par chercher comment vendre plus. Commencez par reconstruire le parcours de votre argent : combien est entré, combien est sorti, pourquoi, pour quoi, combien est immobilisé dans le stock, combien est chez vos clients, combien vous devez encore payer, combien vous avez réellement disponible.

Puis allez plus loin : « que va devenir cet argent dans les 7 prochains jours ? » Parce qu'un entrepreneur qui connaît uniquement son solde connaît sa situation. Un entrepreneur qui connaît ses mouvements comprend son activité. Mais un entrepreneur qui connaît ses mouvements, sa trajectoire et l'impact de ses décisions peut réellement commencer à piloter son business.

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